Les glyphes monstrueux de Pandore sont-ils à prendre au pied de la lettre ?

Ne vous y trompez pas, ce titre est légèrement mensonger : comme le précédent, il mélange allègrement les recherches de plusieurs établissements. Mais tous, in fine, ressortissent à la thématique du « difficile à dire ». Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques images de mes errances sur le site du 9-9 bis (et dans la zone commerciale de Noyelles-Godault).

Les CE2 de Montigny-en-Gohelle, ont poursuivi leurs activités philologiques dans la bonne humeur et la vivacité d’esprit qui caractérise cette tranche d’âge. Ils ont donné le jour à une nouvelle pelletée de néologismes, qui prendront vie dans une boîte de Pandore sonore dont les plans seront élaborés ensemble, et dont la fabrication fera peut-être intervenir les parents. Comme il s’agit d’une boîte de Pandore, nous avons privilégié les mots (les maux ?) aux connotations négatives ou effrayantes. En voici un avant-goût.

Avec les plus grands, nous essayons d’écrire de courts synopsis pour des vidéos qui alimenteront un Journal en français difficile, sorte de miroir diabolique du Journal en français facile de RFI. Ainsi les élèves de troisième du collège Debussy de Carvin planchent sur une typologie vidéo des problèmes de communication. Deux scénarios sont actuellement à l’étude : l’obstacle physique et l’élocution inappropriée.

Quant aux lycéens de Pasteur (Hénin), les voilà aux prises avec des expressions imagées qu’ils devront prendre au pied de la lettre dans de courtes scènes filmées. En d’autres termes, comment se prendre un râteau après avoir tenté de rouler une pelle à quelqu’un qui vous a posé un lapin ? L’idée peut paraître triviale, mais ce sera aussi une tentative d’approcher les images mentales de certains autistes légers qui ont des difficultés à saisir le sens figuré et le second degré.

Dans le même lycée, une autre classe travaille à déchiffrer des glyphes mayas précolombiens. Un moyen de se frotter au problème de la traduction et de l’éventail des interprétations possibles. Que sont les symboles ? Comment peuvent-ils prendre un autre sens lorsqu’on les juxtapose ? Qu’est-ce qui reste quand le signe ne signifie plus rien ? A priori, c’est difficile à dire…

À vous de jouer : en essayant d’imaginer ce que symbolisent ces dessins, traduisez ce (pseudo) texte maya en deux strophes de quatre vers chacune. Pas besoin de compter vos pieds ou de faire des rimes, sauf si vous êtes très fort. Vous pouvez publier votre proposition en commentaire.

Les collégiens de sixième de Paul Duez à Leforest se familiarisent avec des outils lexicaux que j’utilise tous les jours, au premier rang desquels le dictionnaire des synonymes du CRISCO. Ils s’en servent pour modifier des textes qu’ils ont attribués à des monstres hybrides de leur création. Mais nous ne perdons pas de vue l’élaboration d’un automate à attribuer des appréciations scolaires (projet sur lequel Paul Duez pourrait travailler main dans la main avec Gérard Philipe, affaire à suivre…)

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Une réflexion sur “Les glyphes monstrueux de Pandore sont-ils à prendre au pied de la lettre ?

  1. Quand le soleil se lève,
    Et que la lune s’endort,
    Les êtres qui se dessinent
    s’éclipsent d’un air blasé

    Les plumes des oiseaux,
    méduses tentaculaires,
    se glissent au creux des corps,
    se posent sur nos têtes

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